Dans tout le Maghreb, un culte des génies s’est répandu par la route des esclaves de la communauté noire venus d’Afrique Sub- Saharienne. Sous diverses appellations, ces musiciens-thérapeutes se retrouvent au Maroc («Gnawa»), en Algérie («Diwan») et en Tunisie («Stambali»). Ils témoignent de l’histoire de ces peuples et de ses pratiques thérapeutiques et de la richesse de ce patrimoine immatériel aujourd’hui en pleine mutation. La musique, la danse, les couleurs sont des clés pour comprendre la manière dont ce rituel interagit dans le monde social.

Un pied dans le monde du sacré et mystique, une corde dans le monde du profane; sur scène pour parfois présenter une forme de représentation, souvent dans un travail musical artistique où les traditions rejoignent la création.La frontière est mince et perméable. La musique lie ces deux mondes qui s’articulent au quotidien.

2006-2011

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